Tony Echavidre

Né en 1979 d'une mère artiste peintre et d'un père cuisinier, c'est à l'âge15 ans que sa curiosité lui fit découvrir sa voix professionnelle.

Son désir d'exprimer sa créativité à travers une matière aussi animée et noble que le bois, la façonner, pour y créer des objets sonores l'intriguait. Une visite chez un luthier le fascina ; ce fut une révélation, une évidence: ce sera son métier.

Bien que la guitare demeure son premier coup de foudre, ce fut la découverte de la famille du violon en rapport à la richesse de son histoire, de sa culture, et de sa technicité au sein de sa facture que le jeune novice eu un intérêt croissant.

Après des études d'Arts appliqués et d'ébénisterie, il part donc à Newark-on Trent en Angleterre pour y suivre un apprentissage de 4 ans qui confirmera son choix.

Fraîchement diplômé en 2002, il est invité à rejoindre l’atelier de Mathijs Heyligers à Crémone en Italie, où il se consacre à la fabrication et à la restauration des instruments du quatuor et principalement des violoncelles.

De retour en France, Il s'installe à son compte en 2005, et obtient la même année le prix SEMA départemental des métiers d’art ainsi qu'une bourse de la fondation Marcel Vatelot.

Il ouvre ensuite son atelier dans le centre historique de Bordeaux en 2009 où il se consacre exclusivement à la création et au réglage des instruments du quatuor.

Depuis 2010 il est invité tout les ans à l'académie musicale d'Hourtin pour faire découvrir auprès du public les facettes de son métier.

En 2016 il propose d'inviter des confrères à venir travailler sur place, et dès lors créé le symposium de l'académie qui se déroule pendant la période du festival.

Ces moments d'échanges donnèrent naissance à des conférences et démonstrations en dialogue avec les professeurs et les élèves afin d'étoffer leurs connaissances de leur instrument. Lors de la dernière édition, les membres du Clac étaient présent pour réaliser un violon pendant toute la durée du festival.

Tony Echavidre s'est vu récompensé d'un coup de cœur par Raphaël Pidoux pour un violoncelle baroque lors du festival Violoncelle en Seine 2012.